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Mes Six Chemins de Compostelle > Le Puy-Santiago-Fisterra en 2009

Et si c'était à refaire




Tout d'abord ce que je ne changerais pas :

La préparation. Elle m'a permis de ne jamais souffrir véritablement. Pas de problèmes de tendinites ou autres. La seule inflammation à été causée par le sac à dos sous l'omoplate. Elle est probablement due aux poussages répétitifs de l'Aubrac.

Le matériel et vêtements emportés. Celui ci avait fait l'objet d'une attention particulière. Tout a été utilisé, rien n'a manqué. La plupart des personnes se chargent beaucoup trop. Elles doivent alors se délester en cours de route du surplus qui ne sert à rien. Depuis le départ, toute chose était rangée toujours au même endroit, idéal pour s'y retrouver et déceler rapidement un manque ou une perte.

Les petites habitudes. Obligatoirement faire le compte rendu de la journée le soir, même en cas de fatigue. Le lendemain, on a déjà oublié certains détails importants. A chaque prise de vue, je notai le numéro de la photo, le lieu et quelques mots de commentaires si besoin. Indispensable pour s'y retrouver.

Ce que je changerais :

Ne prendre que des gites privés. Après deux mauvaises expériences (punaises et autres bestioles), nous n'avons choisi que des gites privés. Un peu plus onéreux mais certainement le bon choix pour partir le matin en forme ayant bien dormi.

S'arrêter l'après midi par fortes chaleurs. Dans la partie espagnole  ou la chaleur arrive dés 10 heures du matin, il est préférable de partir plus tôt le matin et de s'arrêter au maximum vers les 14 heures. Cela permet de profiter de l'après midi et de récupérer. Beaucoup de piétons utilisent cette méthode.

Ne pas se fier toujours aux conseils des guides. En effet, ils donnent des conseils pour les cyclistes "communs". Plusieurs fois, ils indiquaient des difficultés qui en fait n'en étaient pas. Si bien que lorsqu'on passait outre, il nous est arrivé de le regretter car ce coup ci c'était vrai. A force d'habitude, on comprend la subtilité des mots écrits. Il faut les décrypter suivant son niveau. Par contre, si des panneaux sur la route indiquent "pour vélo" d'un côté et "piétons" sur une autre voie, suivre systématiquement ces conseils. Nous en avons fait la mauvaise expérience lors de la montée du Cebreiro.

Manger léger à midi. Au début, nous achetions de quoi nous ravitailler pour le midi. Puis en Espagne, nous avons changé d'habitude et pris un petit repas au restaurant. La reprise après le repas s'est avérée bien trop dure, la digestion et la chaleur ne faisant pas bon ménage. Il vaudrait mieux garder la solution du départ si l'on doit rouler l'après midi.

Se roder peu à peu. Lors de la première étape nous avons voulu rallier le Puy au Sauvage en une seule fois. C'est une erreur car nous sommes arrivés fourbus. Pour ne pas sauter le gite du soir au Sauvage (fabuleux), il vaudrait mieux faire deux demie-étapes.

Faire étape à Conques. Quels regrets (tardifs) de ne pas s'être arrêté beaucoup plus longuement devant un tel joyau.

Pour le vélo :

- ne pas prendre du lubrifiant dit "sec" mais de l'huile pour graisser la chaine. Le "sec" ne convient pas en cas d'humidité et provoque alors très rapidement des craquements assez terrifiants.

- changer systématiquement les plaquettes de freins (ou les patins) même si elles ne sont que peu usagées et les garder dans la trousse. Remplacer des pièces sous la pluie avec des outils de voyage s'avère parfois un peu compliqué. Cela vaut pour toutes les pièces d'usure. A savoir aussi que les réparateurs ne sont pas légion tout le long du chemin et ne se trouvent que dans les grandes villes.

- Sur les causses, de petites épines sont à l'origine de crevaisons multiples. Michel avait mis un liquide spécial dans ses chambres à air et il n'a jamais crevé au contraire de nous. La prochaine fois, j'essayerai  les chambres anti-crevaison pour voir.

- porte-bagages, sacoches, ou  sac à dos?

- les sacoches. Sur un VTT "tout suspendu" le problème ne se pose pas car c'est impossible. C'est pour cela que tous les cyclistes espagnols rencontrés n'ont que la suspension l'avant. Ils mettent alors tout leur matériel dans deux sacoches à l'arrière et dans un sac sur le porte-bagages. Ils semblent satisfaits de cette solution et ne s'en plaignent pas trop. Michel avait pris cette formule mais devait très fortement ralentir à la moindre descente.

le sac à dos seul. J'avais adopté cette manière mais après de multiples poussettes dans les montées, une inflammation est apparue sous l'omoplate. Heureusement bien soignée elle n'a durée que deux ou trois jours mais aurait pu devenir gênante et problématique pour continuer. Si le parcours ne dure pas plus d'une semaine ou sur terrain non accidenté, je garderai ce style.

- le porte-bagages. Solution pour  Pierre qui avait aussi un "tout suspendu" pour porter son sac de sport en complément du sac à dos. Conséquence immédiate : déport par énergie cinétique au moindre virage très difficile à gérer. Il s'est donc fortement allégé après Moissac pour ne garder que le sac de sport sur le porte- bagages. Je pense que pour un trajet de plus d'une semaine, ce doit être la meilleure solution quitte à bricoler une petite planchette  pour en augmenter sensiblement sa largeur. Mais attention alors au centre de gravité et au poids sur l'arrière qui a tendance à faire lever le vélo (sur l'avant) particulièrement dans les montées.

Par contre la petite sacoche sur le guidon nous a donné entière satisfaction. Faire simplement attention qu'elle ne comprime pas les gaines des freins, les endommageant et provoquant des usures lors des frottements.




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