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Mes Six Chemins de Compostelle > Madrid-Santiago en 2017 > Le retour
Retour vers la France.

Comme d’habitude, le privilège sera donné au bus bien que certainement le plus fatigant. Il y a bien le train mais il faut se diriger sur Irun et il arrive tard dans la soirée et pas de correspondance à Hendaye avant le matin. Donc obligation de passer une nuit de plus à la frontière. Il y aurait bien une possibilité en passant par Madrid mais cela devient problématique avec tous les changements. La compagnie ALSA dont je suis satisfait depuis toujours  sera sollicitée. Il faut quand même mentionner  les retards d’horaires qui sont systématiques. Nous devions partir vers les 11h30 mais le bus arrive déjà à 12 heures. S’en suit l’embarquement des passagers, la vérification du billet et sécurité oblige contrôle d’identité. Il semble qu’il y ait maintenant des mesures très strictes. La peur des attentats doit y être pour quelque chose. Je ne sais pas pourquoi mais sitôt l’arrivée du bus,  les personnes se précipitent sur le chauffeur avec conséquence d’une bousculade alors que la place est prévue et réservée pour chacun. Alsa ne vend plus de ticket quand le bus est plein. Bizarrement, l’esprit de la solidarité,  d’amitié et de partage du chemin s’arrête parfois aux portes de Santiago pour un chacun pour soi. Départ vers 12h30, le bus est plein. Pause repas à Verin en début de l’après midi. Curieusement le bus dépose ses passagers toujours devant le même restaurant  (je le reconnais à chaque fois) puis il s’en va avec seulement les chauffeurs. Je suppose qu’ils ne prennent pas leur repas ici mais qu’il y a un accord entre Alsa et cet établissement pour faire consommer les voyageurs. Comme le menu ne nous convient pas, nous marchons 300 mètres et tombons sur un supermarché. Il y  a de tout et cela nous suffit amplement. La plupart des voyageurs vont faire de même. Il fait très chaud et nous mangeons notre casse croute sur un banc à l’ombre. Une bonne heure après, le bus revient et reprend  tous les voyageurs. A chaque pause, nous serons comptés pour voir si tout le monde est bien là. Cette précaution est bien utile car je me souviens qu’en 2009 elle n’existait pas et nous avions failli laisser dans les toilettes une dame qui n’était pas revenue à l’heure. Le bus s’arrête chaque 2 ou 3 heures pour se dégourdir les jambes et aller aux WC. Arrivés à la gare routière de Suco, distribution du ticket donnant le numéro de bus assurant la correspondance. Cela a causé un peu de désordre, il aurait mieux valu s’y prendre (comme les autres fois) un peu plus à l’avance afin de donner les explications à ceux qui en ont besoin. Je n’avais jamais vu une telle désorganisation. J’attribue cela toujours à la peur de l’attentat. D’ailleurs tous les bus sont fermés à clef et il est impossible de monter avant le départ. La gare de Suco est immense. On peut y faire des achats, se restaurer dans un snack, tout est prévu pour attendre au mieux l’inévitable correspondance. Nouvelle vérification de la carte d’identité, transfert des bagages et nous repartons. La nuit est maintenant tombée et traversons quelques villes où nous nous arrêtons parfois. Vers minuit, nous abordons la côte,  Santander et enfin  la frontière au poste d’Irun. Le jour se lève vers Toulouse, voila Montpellier et nous arriverons à Nîmes vers les 11 heures avec deux heures de retard. Heureusement qu’il y a des trains chaque heure en direction d’Alès assurant une bonne correspondance sinon les problèmes pourraient arriver bien vite.  Le bus repart vers Lyon et nous prenons un train vers midi qui arrivera sans encombre.
Cette année, le voyage a été (un peu) une suite de cafouillages. Je pense que les chauffeurs ou la compagnie ne gèrent pas encore parfaitement les nouvelles consignes de sécurité. Mais le principal est d’être arrivé à bon port. Les chauffeurs se sont relayés souvent et apparemment une partie de la soute a été transformée en dortoir où ils peuvent se reposer et dormir. Le prix n’a pas changé, il est de 102 euros. Pour faire rapatrier nos vélos par le Velocipedo de Santiago il en coutera 105 euros donc légèrement  plus cher que le transport d’un voyageur. Dommage qu’ALSA ne prennent pas assez en compte les besoins des cyclistes. Il suffirait comme lors de mon retour de Roumanie de mettre une remorque à l’arrière du bus pour y faire rentrer presque tous les bagages et les vélos. Facile pourtant à faire et à appliquer.  Mais nous ne comprenons toujours pas tout quoique……..

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