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Mes Six Chemins de Compostelle > Irun-Santiago en 2015 > Le retour et coût financier

Le retour mouvementé en bus depuis Compostelle
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Tout d'abord, un mot sur le retour des vélos. Je m'étais renseigné au guichet d'Alsa lors de l'achat de mon billet retour sur la possibilité de mettre mon vtt (dans une housse) pour le ramener avec moi. La guichetière a été catégorique : pas de vélos même s'ils sont emballés. Comme il est impossible de les dissimuler dans un sac, il ne restait plus que la solution de rapatrier celui-ci par un organisme adéquat. Je dois dire que je me pose quand même des questions sur le pourquoi qu'Alsa prend les vélos dans les parcours intérieurs en Espagne et refuse sur les trajets internationaux. Une fois de plus business is business ou peut être copinage entre vendeurs, le "money is money" est courant tout au long du chemin …. Le choix s'est porté sur VELOCIPEDO Rua de San Pedro 23 à St Jacques de Compostelle. C'est un marchand de cycles qui s'occupe de tout (emballage et envoi). Il y deux sortes de cartons de retour suivant le volume désiré. En effet si un vtt rentre facilement dans le plus petit, il n'en va pas de même quand on possède un cyclo du genre randonneuse avec des sacoches. Corine et Jean-Michel ont été obligés de prendre le carton le plus grand. A noter que tant que le volume n'est pas complètement utilisé,  il est possible d'y adjoindre d'autres affaires (petit sac à dos ou sacoche de guidon). Donc bien faire attention lors de la remise du vélo de séparer celles que l'on veut emporter avec soi en bagages accompagnés et à celles qui pourront être envoyées avec le vélo. Nous n'avons eu qu'à nous louer du travail de ce professionnel. Les pédales sont démontées, le guidon tourné, les roues enlevées et chaque pièce est soigneusement emballée dans du papier bulle. Lors de la réception à la maison il n'y avait aucun dégât. Le prix en 2015 était de 99 euros pour le petit carton et environ 140 pour le grand. Parfait à recommander vivement.


Samedi 13 Juin 2015

C’est le jour du retour. Vers 6 heures, Corinne et Jean Michel se lèvent et partent aussitôt pour l’aéroport. J’ai encore pas mal de temps devant moi car mon bus ne partira qu’à 11 heures 30. Vers les 8 heures, je me prépare pour aller déjeuner en ville. Ceci terminé, retour à la chambre, une petite douche et j’attends 9 heures 30 pour me diriger vers la place de la Galice où je dois prendre un bus de ville qui m’emmènera à la gare des autobus. Dans cette gare, ce n'est qu'un va et vient permanent d'autocars qui arrivent et partent pour toutes les destinations. Le tout est de trouver le bon quai d'embarquement. Il faut dire qu'Alsa fait bien les choses car une liste des passagers est apposée sur la vitre avant du bus. Il suffit de regarder si son nom y figure pour y monter et remettre son billet au chauffeur. Les bagages sont mis dans la soute, un espèce de bracelet avec un numéro est collé dessus et on nous remet un double. Ceci servira lors de l'arrivée pour reprendre son bien. En attendant de partir, je fais la connaissance de deux français qui vont à Tarbes. On voyagera donc avec le même bus une partie du trajet. Embarquement à l’heure prévue et vers 11 heures 50 départ de Santiago. Le temps est gris et de temps en temps une averse se manifeste.  Vers les 14 heures, il est l’heure (espagnole)  de se ravitailler et manger. Arrêt dans une petite auberge mais le chauffeur prend tout son temps si bien que l’on arrivera à Ponteferrada avec 1 heure 30 de retard sur l’horaire prévu. Jusqu’ici,le siège à côté de moi était vacant mais une dame qui va à Montpellier à pris la place. On engage la discussion, elle est sympathique, revient de passer 15 jours chez une amie espagnole et rentre maintenant chez elle. Elle a attendu le bus plus de deux heures à cause du retard. Je ne comprends pas pourquoi le bus se traine lamentablement et on prend de plus en plus de retard. Heureusement qu’il y a une marge assez grande prévue lors la correspondance à Suco (juste avant Burgos) mais en est-il de même pour les autres voyageurs ? Après le transbordement le bus est plein, plus une place de libre. En pleine nuit, on passe la frontière à Irun vers les deux heures du matin. Puis les villes défilent : Bayonne, Pau pour atteindre Toulouse à 6 Heures. Dans la ville, le bus s’engage sur une rampe qui passe sous un pont. Il pleut énormément, un vrai rideau de pluie. Arrivée au fond de la rampe, la voiture devant nous s’’immobilise. Il y a plus d’un mètre d’eau sur la route. On ne peut passer. Le bus doit faire marche arrière jusqu’au haut de la rampe. Un malin en voiture à voulu forcer le passage et se retrouve bloqué, de l’eau jusqu’à la poitrine. On repart, 30 kilomètres plus loin, le bus s’arrête sur la bande d’urgence de l’autoroute. Les chauffeurs descendent et on apprendra plus tard qu’une courroie et une poulie se sont cassées.  Ils ne peuvent pas réparer et appellent un dépanneur. Une heure après, celui-ci arrive avec la gendarmerie. Les agents font remonter tous les voyageurs car certains étaient descendus et s'étaient mis derrière la barrière de sécurité ceci malgré l’interdiction des chauffeurs. Une voiture de service de l’autoroute impose que soit déplacé le bus jusqu’à la prochaine aire de repos. Cela semble possible car nous repartons pour deux ou trois kilomètres. Le dépanneur ne peut réparer, il n’a pas les bonnes pièces et en plus on est dimanche donc impossible de les trouver. Les esprits commencent à s’échauffer si bien que la direction d’Alsa affrète un bus français pour nous emmener à destination. Il arrive deux heures après et nous repartons sous une pluie diluvienne. A 14 heures 30 arrêt pour manger un peu. J’en profite pour capter la wifi et chercher s’il y aura encore un train entre Nîmes et Alès. Effectivement il y en aura un à 16 heures 18. Pourvu que le bus ne s’arrête plus. Ouf, on arrive à Nîmes vers 15 heures 30. C’était la troisième fois que je voyageais avec Alsa et je n’avais jamais eu aucuns problèmes. Mais une panne est une panne souvent imprévisible. Un couple qui voyageait avec moi depuis Compostelle se rend aussi à Alès où nous arrivons vers les 17 heures. Le voyage aura duré 29 heures 30. Un recors dans les anales. Je devrais normalement être chez moi depuis 9 heures du matin…….

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