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Mes Cinq Chemins de Compostelle > Irun-Santiago en 2015 > Le trajet > Le Chemin Primitif

Tineo – Gradas de Salime
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Dimanche 7 Juin 2015

On démarre le matin sous un froid de canard. Une brume épaisse enveloppe la ville mais il ne pleut pas, pas de crachin aussi mais on ne voit pas à 10 mètres. Pourtant il faut partir. Premier col celui de Piedratecha qui sera suivi aussitôt par celui de Porciles, lui-même précédant l’Alto de Lavadeira. Toujours cette brume humide, on ne croise personne, pas un véhicule et encore moins de piétons. Seule la Guarda Civil nous doublera. Très forte descente pour arriver à Pola de Allande ou nous trouvons une épicerie. Il nous faut acheter des sandwiches pour ce midi et ne pas rater ce ravitaillement car il n’y aura plus rien pendant des kilomètres et surtout il faudra monter le col du Puerto de Palo à plus de 1000 mètres. Sitôt passé Pola de Allande, la dénivellation commence. Petit à petit, la brume se dissipe et on la voit qui monte vers les sommets. Maintenant la route est sèche, on y voit mieux. Malheureusement à mi montée elle refait son apparition. Nous restons bien couverts bien que la température remonte lentement. On croise un groupe de pèlerins et je ne peux m’empêcher de penser qu’il doit falloir un moral d’acier  pour faire ce parcours avec une météo peu favorable et surtout cette succession de fortes montées. Vers les 1000 mètres d’altitude, la route devient plus raide. Des chevaux en complète liberté broutent paisiblement. Ils doivent emprunter parfois la route car elle est parsemée de crottins. Ver 12 heures 30, on atteint enfin le sommet du Puerto de Palo. La brume est toujours là mais le soleil voudrait bien percer les nuages. De temps en temps, brièvement, on aperçoit un semblant de coin bleu. Pendant quelques minutes, un rayon de soleil se montre ce qui nous permet de voir les vaches qui paissent dans les pâturages. Quelques éoliennes tournent, alimentées par un faible vent. En quelques minutes, on ne voit plus rien, tout le paysage, les montagnes ont disparu dans la brume. Le casse croute mangé, on attaque une  descente interminable qui va durer 26 kilomètres. Sitot passé le barrage de Presa tout au bas, une très forte montée se plante sur notre route. On dirait que l’on grimpe un autre col très raide. En moins de 5 kilomètres on va gravir plus de 300 mètres. Nous entrons dans Grandas de Salime pour chercher un logement. Sur notre guide, il y a bien une possibilité dès l’entrée du village mais l’hôtel-restaurant sert probablement un repas de famille et ne daigne même pas nous recevoir. On cherche ailleurs et tout près du cloitre de la collégiale El Savador, nous trouvons dans un restaurant un patron qui veut bien nous préparer une chambre. Elle sera à notre disposition dans l’heure qui vient. Nous la prenons de suite car on ne veut pas aller plus loin, cette journée étant éprouvante pour l’organisme et nous sommes particulièrement fatigués.

Distance parcourue 68 kilomètres pour 5 heures de pédalage. Le dénivelé est de 1900 mètres.


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