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Mes Cinq Chemins de Compostelle > Arles-Santiago-Fisterra en 2014 > Le trajet > Camino Frances : Puenta La Reina - Fisterra

Belorado – Hontanas
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Dimanche 8 Juin 2014

Ce matin nous partons à 8 heures, un peu avant qu’à l’accoutumé car il y aura pas mal de dénivellé toute la journée et nous voudrions traverser Burgos qui est une très grande ville en fin de matinée pour éviter la circulation. Celle-ci est distante de 45 km donc faisable. Peu avant Villafranca-Montes de Oca, nous traversons de magnifiques champs de coquelicots. Ils ne sont pas rouges mais de couleur violette, du jamais vu. Les montées commencent, rudes avec l’ascension des Monts Oca. Obligation de mettre pied à terre et poussette assurée. Au sommet du Montes de Oca, la vue sur la plaine est magnifique. Pas mal de pèlerins reprennent ici leur souffle lors d’une pause. En fin de descente nous arrivons à San Juan de Ortega où le seul bar est bondé car c’est l’heure du petit déjeuner espagnol. Des bus sont aussi garés sur le bord. Bizarre, certains marcheurs doivent faire le trajet principalement avec les transports en commun. Confrontés à cette foule, nous repartons aussitôt, traversons de grandes forêts. On roule assez vite car le terrain est tout plat. Puis d’un seul coup, le sol devient pierreux, grimpe fortement pour arriver à la croix de Altapuerca. Les villages se suivent : Matagrande, Cardenuela. Nous gardons le chemin même si certaines montées sont un peu problématiques. Dans le lointain, nous commençons à apercevoir Burgos et commençons à traverser sa banlieue. Une seule obsession : ne pas quitter des yeux les flèches jaunes sur le sol ou sur les poteaux car ils doivent nous conduire jusqu’à la cathédrale. Un cycliste pèlerin Espagnol nous accompagne car lui aussi veut s’y rendre. Cette banlieue est interminable. Plus de 10 kilomètres de long et j’ai une petite pensée pour les piétons que nous avons rencontrés toute cette matinée qui doivent subir ce passage, plus la traversée de la ville et enfin sortir pour retrouver  le chemin. Comme nous ne nous sommes pas fait surprendre, on arrive sur le coup de midi devant la cathédrale, immense, superbe conforme à elle-même. Quelques photos et recherche des flèches jaunes qui sont censées nous sortir de l’agglomération. En cours de route, nous achetons de quoi nous restaurer. Pause dans un parc boisé pour manger et peu après nous sommes dans la campagne. Ouf, bien heureux de voir enfin la fin du trafic. Nous avions décidé de nous arrêter à Tardaros mais comme il n’est pas trop tard, nous pousserons jusqu’à Hontanas. A Hornillos del Camino, nous discutons avec un couple de Français parti de Roncevaux. Petit coup de tampon sur la Crédentiale et reprise du chemin souvent extrêmement pierreux. Le dénivelé est toujours là. Il fait très chaud, la température monte à 34°. Les champs de blé s’étalent à perte de vue. Cela annonce La Messeta, endroit désert, dont la traversée est redoutée par tous les pèlerins. Mais ce sera pour demain. Peu avant Hontanas, nous réapprovisionnons un piéton qui n’avait plus d’eau. Le village est blotti dans le fond d’une vallée avec une seule rue principale donc pas de problèmes pour trouver le gite. Nous sympathiserons avec des Italiens malgré la barrière de la langue.

Distance parcourue 84 kilomètres pour 5 h30 de pédalage.

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